

102ème promotion ESFF
Pour forger notre histoire, nous coulerons une cloche
L'Art de fabriquer une cloche
Le noyau
La fausse cloche
La chape
La coulée
Après le montage d'une crapaudine et d'un arbre, l'intérieur de la cloche est réalisé par troussage avec une planche reprenant le profil intérieur. Traditionnellement, le noyau intérieur est un montage en maçonnerie de briques avec en contact pièce une mélange d’argile, de crottin de cheval et de poils de chèvre. Le noyau est recouvert d'une couche isolante pour la séparer de la fausse cloche.
On change alors de gabarit pour construire la seconde partie du moule, que l’on appelle la fausse cloche parce qu’elle a la même forme que la future cloche en bronze. Elle est faite en argile et est recouverte de cire pour la lisser parfaitement et former les filets. Puis on vient y poser les décors qui ont été préparés en cire.
La fausse cloche est enduite de plusieurs couches du mélange argile, crottin de cheval et poils de chèvre, ces couches de plus en plus épaisses vont venir former une carapace autour de la fausse cloche, appelée la chape. Pendant toute la fabrication du moule, on entretient un feu de charbon de bois à l’intérieur du moule qui va faire sécher les différentes couches d’argile. Quand la chape est suffisamment épaisse on force le feu de charbon de bois. Les lettres et les décors en cire vont fondre et laisser alors leur empreinte en creux et à l’envers dans la partie extérieure du moule, la chape. La couche de cire entre la fausse cloche et la chape a également fondu. On peut donc soulever la chape, casser la fausse cloche et reposer la chape sur le noyau. On obtient alors un vide entre les deux où l’on viendra verser le métal. Les décors qui se trouvaient en creux et à l’envers dans la chape vont se retrouver à l’endroit et en relief sur la cloche en bronze.
Depuis 2003, Cornille Havard a profondément changé son process de fabrication en coulant toutes les cloches y compris les plus grosses la tête en bas. Cela a permis d’améliorer, encore la qualité métallurgique de leurs cloches et donc leur musicalité et leur présentation esthétique.
Le bronze utilisé par Cornille Havard est un alliage de 78 % de cuivre et 22 % d’étain. Il est fondu à 1 200°C dans le four réverbère à double voûte, d’une contenance de 13 tonnes construit en 1865. Ce four est utilisé pour couler les cloches de plus de 500 kg que l’on va enterrer dans une fosse. Un canal en briques construit sur le dessus de la fosse permet au métal de se déverser par gravité du four dans les moules.
Pour les plus petites cloches (moins de 500 kg), le métal est fondu dans un four à creuset. Une poche de coulée est maniée à la main ou à l’aide d’un palan pour récupérer le bronze du four et le déverser dans le moule.
En quelques chiffres
201 kg
Masse de la plus grande cloche du carillon
702 mm
Diamètre de la plus grande cloche
1 200°C
Température de coulée du bronze
Faites résonner la 102ème promotion
En commandant votre sweat de la 102ème promotion, vous financez la décoration de la cloche, l'achat du métal pour la coulée et l'accordage finale
